Air Sea Rescue
Vedette 01 - 02 - 03
Fiche technique
Machine
2 diesels MWM, 2 props, 2 x 220 chevaux
Moteurs Kermath.
Moyens de communication
Émetteur-récepteur HF Marconi
Émetteur-récepteur VHF
Pour la V01, un radio compas (goniomètre)
Equipage
Un commandant de bord, un maître d’équipage, un quartier-maître (timonier), trois matelots, deux mécaniciens, un télégraphiste de bord, un infirmier.
Indicatif d'appel
V01, ORID
V02, ORIE
Fiche technique du V03
Construction, chantier naval S.A. Feltes à Gand (Belgique)
Dimensions
Longueur hors-tout 12,60 m
Longueur entre PP 11,60 m
Largeur au MC 3,60 m
Tonnage
Déplacement normal 7 tonnes
Déplacement en mer 10,50 tonnes
Machine
Puissance 550 CV à 2400 t/min, 2 x 275 CV
Vitesse
Vitesse max : 38 nœuds
Vitesse de croisière : 25 nœuds
Rayon d’action : 180 milles nautiques.
Historique
Le service de Sauvetage en Mer de la Force Aérienne a été créé en juillet 1947 et stationné à Nieuwpoort. Le service reçut deux anciennes vedettes rapides du « Air Sea rescue » de la RAF. Un équipage belge prit possession des deux vedettes à Felixtown en Angleterre et la Force Navale belge les toua (faire avancer un navire en tirant sur une chaîne immergée) vers Nieuwpoort. Les vedettes furent remises aussi rapidement que possible en état et reçurent de nouveaux numéros d’immatriculation et des signaux d’appel internationaux.
Le commandement du service fut assuré par :
Commandant, Capt d’Avi F.R. Van Draeghe.
Adjoint, S/Lt d’Avi Poissonnier.
Et par la suite, S/Lt d’Avi Courtois et S/Lt d’Avi Simon.
La surveillance du secteur de tir aérien et terrestre de Vlieland (Pays-Bas) fut l’une des premières missions du service. La vedette chargée de cette mission resta quelques fois un à deux mois sur place et participa même à une opération de sauvetage d’un voilier.
Pour faire connaître le service de sauvetage en mer de la Force aérienne auprès du grand public, une vedette participa à l’exposition maritime de Liège.
Le S.S.A.M. est également à l’origine de l’organisation des services de sauvetage de notre côte.
Grâce aux nombreuses concertations et à l’étroite collaboration entre les autorités civiles et militaires, un service de sauvetage très efficace voit le jour. Un service de garde permanent fut instauré. Une vedette et son équipage au grand complet restent 24 heures sur 24 en « Stand-By », à moins que ce ne soit le week-end. Les radiotélégraphistes sont constamment à l’écoute des fréquences de détresse. Tous les signaux de détresse sont inscrits dans le radiologbook et le commandant en est averti. Si le signal de détresse est émis dans une zone attribuée au service, toute la procédure d’intervention se met en marche et une vedette se dirige immédiatement vers le lieu de l’émission du message.
Le S.S.A.M. a également participé à des exercices expérimentaux de tir air-air et terre-terre en tirant des cibles « Splash Targets ». Les résultats n’étaient toutefois pas à la hauteur des espérances et l’expérience fut arrêtée. À la suite de la suppression des exercices de tir air-air pour avions, l’artillerie antiaérienne fit des expériences, à Lombardzijde, avec des avions miniatures dotés de commandes à distance et trainant des cibles. Ces petits appareils ne disposaient pas de train d’atterrissage et terminaient l’exercice au bout d’un parachute au-dessus de la mer. Les vedettes avaient pour tâche de les repêcher et de les ramener au sec.
Au fil des années, le S.S.A.M. a accompli les missions les plus diverses :
Le 1er juin 1953, la vedette V01 recherche le pilote et l’épave d’un appareil militaire belge disparu au large de St Idesbald.
Un appareil de la base de Koksijde participe également aux recherches qui demeurent sans résultats. Elles se poursuivent le lendemain, la deuxième vedette est également de la partie, mais l’action se solde par un échec.
Le S.S.A.M. est également appelé à la rescousse quand un appareil « Harvard » et ses deux hommes d’équipage tombent en mer près de la rade de Dunkerque. Les deux pilotes sont retrouvés vivants et ramenés sur la terre ferme par un remorqueur français. Les missions de sauvetage se succèdent : avions, yachts, voiliers, collisions de navires, ces missions ne manquent pas pour les vedettes.
Le service, toujours prêt à aider les autres, n’est toutefois pas épargné par le destin. Au cours d’une mission en mer, on constate la disparition d’un technicien, le Sgt Allenteys. La vedette fait immédiatement demi-tour et entreprend les recherches, et ce, avec l’aide d’un avion SV4bis de la base de Koksijde, mais, hélas, les recherches restent vaines. Sans doute, le Sgt Allenteys est-il tombé par-dessus bord et s’est-il noyé. Quelques jours plus tard, un bateau de pêche remarque un corps, la vedette qui surveille le secteur de tir est envoyée sur place. Le hasard veut qu’il s’agisse du bateau et de l’équipage du Sgt Allenteys. Le corps est repêché et identifié, il s’agit en effet du sergent disparu. La vedette, le drapeau en berne, ramène le corps à la base de Nieuwpoort.
Un an plus tard, le destin frappe une nouvelle fois. En entrant dans le port de Nieuwpoort, la forte marée jette la V02 contre l’estacade du port et la proue est entièrement détruite. Heureusement, seuls des dégâts matériels furent à déplorer. Le bateau est mis à terre sur un banc de sable dans le goulet. Après une réparation de fortune, la vedette est touée vers le chantier naval « Panizzi » à Ostende pour une révision complète. Bien que le personnel navigant reçoit une formation spécifique, des changements s’y opèrent et c’est ainsi qu’en 1960, le service a pour commandement :
Commandant du S.S.A.M., Cdt d’Avi F.R. Van Draeghe, 1Lt d’Avi R. Maes, 1Lt d’Avi G. De Witte, 1Lt Aerts.
Le 17 mars 1960, le S.A.R. (Search Air Rescue) voit le jour. Ce service a pour objectif de coordonner les efforts des avions et des vedettes et d’améliorer le rendement général des services de sauvetage de l’aviation et de la Marine.
Le 30 juillet 1960, le Général Major Materne inaugure les locaux et les embarcations du cercle des sports aquatiques de la Force aérienne.
Les rapports entre le Yacht Club Nieuwpoort, le Cercle des Sports aquatiques de la Force aérienne et le Service de Sauvetage sont réglés le 09 août et le 25 octobre 1960 à l’Hôtel de Ville de Nieuwpoort.
Un troisième navire, le « V03 », a été remis au chantier naval G.A. Feltes de Gand.
Entretemps, les moteurs de la V01 et de la V02 avaient atteint l’âge de la retraite et furent remplacés par de nouveaux moteurs « Kermath » qui, dès le départ, eurent beaucoup de problèmes. À la suite de tests effectués par le laboratoire de l’École Royale Militaire, ils furent interdits d’utilisation. Le S.S.A.M. doit donc se contenter de l’utilisation de la petite vedette V03 et des deux « Marine Tenders » pour les opérations de sauvetage en mer.
L’année 1960 marque également la dissolution du service de sauvetage, le premier hélicoptère SIKORSKY est arrivé à Koksijde et la Force Navale belge se voit confier la responsabilité des opérations maritimes. L’heliflight assure avec bonheur le service de sauvetage aérien et maritime à la côte belge.
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